Rouler en hiver : il y a 90 ans…

La circulation hivernale, une galère qui ne date pas d’hier…

Dans les années 1900, les régions touchées par un fort enneigement vivent au ralenti et les habitants des hauteurs sont  coupés du monde. Le déblaiement, confié aux cantonniers et à la bonne volonté des riverains, se fait à la pelle. Sur les voies de circulation, on tasse la neige et ce sont les passages répétés qui entretiennent une  piste  praticable aux piétons et aux traineaux : mulets et chevaux  sont  alors chaussés tout spécialement de fers  à pointes, afin d’éviter les glissades. Dans les vallées des Vosges, des Alpes, du Jura et du Massif Central, les communes situées sur les axes fréquentés utilisent de larges étraves de bois appelées « charrues à neige » ou « triangles-traines » tirées par d’imposants attelages.

Et dans les grandes villes ?

Les agglomérations telles que Paris, Lyon, etc. ont recours à  l’embauche de plusieurs centaines d’ouvriers saisonniers affectés au balayage, au salage et au pelletage de la neige :  « Cette années, il y a si peu de neige (à Paris) que les miséreux alléchés par de fallacieuses promesses affichées sur tous les murs, de les embaucher pour balayer la neige lorsqu’elle serait tombée, ont dû trouver que les affaires ne marchaient guère » (La Vie Scientifique, janv. 1897).

Après 1918, les véhicules motorisés se multiplient, désenclavent les campagnes, modifient le système économique et les modes de vie de façon irréversible. Dans les plaines où il neige peu, voitures et camions peuvent s’aventurer à rouler avec des chaînes. En revanche, dans les régions montagneuses, les grosses épaisseurs de neige sur des routes étroites, tortueuses, obstruées par des congères, rendent la circulation automobile impossible pendant l’hiver. C’est à cette période que plusieurs constructeurs et équipementiers spécialisés dans les véhicules spéciaux (Latil, De Giorgi, Labourier… ) vont proposer des chasse-neige automobiles.

Chasse-neige Latil type TL dans les Hautes Alpes en 1932

 

Ces progrès rapides en matière de déneigement vont contribuer à l’émergence d’un phénomène nouveau :  les sports d’hiver !

Déjà en 1930, émergent les premières stations de montagne et les problèmes liés à leur  accessibilité : Partir en séjour de ski est un luxe réservé à une classe sociale privilégiée, citadine, souvent parisienne…  les stations des Vosges sont les plus proches  mais la mode est aux stations suisses et autrichiennes, desservies par un réseau routier moderne,  mieux entretenu qu’en France. « La Confédération helvétique sait dépenser pour défendre ses artères : elle a accumulé les ponts, les tunnels, les galeries de protection, les équipes déblaient et de puissants chasse-neiges œuvrent sans cesse, recreusant à grand frais la voie blanche » ( A. De Caters – Automobilia n°386)

 

Pour l’automobiliste de 1930, le froid, la neige et le verglas constituent tout de même un lot de calamités presque  insurmontables. Heureusement, les divers fabricants de véhicules, carburateurs et lubrifiants en tout genre rivalisent déjà d’ingéniosité pour l’aider à surmonter ces problèmes saisonniers.

Conseils de 1934 « attention au froid »: cliquez ici

 
 
 
 

La boutique

Pour offrir ou pour votre plaisir, profitez de notre selection d’articles...


 
Livres et publications Berliet Livres & publications DVD et multimédias Berliet DVD & Multimédias Maquettes et miniatures Berliet Maquettes & Miniatures Affiches et gravures Berliet Affiches & gravures Objets de collection Berliet Objets de collection Cartes postales Berliet Cartes postales

Paiement en ligne
100% sécurisé par la banque CIC.