Funérailles d’antan : autour du Berliet VTB

corbillard hippomobile 1ere classe 1900

Le dernier voyage… en grande pompe.

Le concept de « corbillard », tout comme celui de « Pompes Funèbres », date du début du XIXe siècle. Dérivé des carrosses, il transporte le défunt jusqu’à sa dernière demeure mais constitue surtout l’ornement principal du convoi. Paré de tentures, galons, plumets et panaches, il reflète l’origine sociale du défunt et de sa famille. (Vers 1900, les Pompes Funèbres proposent jusqu’à huit classes d’enterrements).

L’automobile mettra du temps à s’imposer dans les cérémonies funèbres :
bruyante, fumante… et jugée trop laide, elle ne convenait pas à la solennité des processions.

Une alternative : la locomotion électrique.

Bon compromis entre le cheval et le moteur à explosion, les corbillards à motorisation électrique font une timide apparition dès 1904. L’absence de bruit et de gaz d’échappement constitue un avantage appréciable par rapport aux voitures à pétrole.

Rognini & Balbo, constructeur milanais de véhicules et moteurs électriques Electromobili, entre 1905 et 1928, devient le spécialiste de ce type de corbillards. Il restera unique en son genre, la plupart des autres marques  sortant des véhicules reconfigurés sur une base de châssis à essence « électrifié ».

corbillard electrique Rognini & Bablocorbillard Rognini & Balbo 1920

Corbillard Berliet VTB électrique : silence et recueillement…

Au début des années 20, afin d’élargir son catalogue, Berliet propose quelques modèles de voitures et camions électriques à accumulateurs. En 1923, il réalise pour les Pompes Funèbres Générales un petit corbillard sur une base de camionnette VTB. Propre, silencieux, gardant une vitesse lente et régulière, il n’incommode pas le cortège funèbre qui le suit à pied.

Berliet corbillard electrique 1ere classecorbillard electrique VTB vue 5

Malgré ces avantages indéniables, les corbillards électriques restent peu nombreux : proposés dans quelques grandes agglomérations, ils ne font pas l’unanimité auprès de la population qui reste globalement attachée aux équipages hippomobiles traditionnels.

Les fourgons mortuaires modernes : vitesse et polyvalence…

Vers la fin des années 30, l’urbanisation croissante, la délocalisation des décès et des cérémonies nécessitent l’utilisation de fourgons mortuaires équipés pour couvrir de plus longues distances. Utilisés à la fois pour le transport « rapide » et pour les cortèges, ils sont dotés de moteurs à essence de moins en moins bruyants et tenant bien le ralenti.

corbillard Renault 1930

Parallèlement, les mœurs changent : à partir des années 50, les funérailles sont plus sobres et discrètes… et les proches se déplacent en voiture. Certains carrossiers tels que Carrier, proposent même des cars funéraires pour les familles non véhiculées. Les corbillards d’apparat et leurs cortèges se font désormais de plus en plus rares.

renault Carrier corbillards 1955

Gros plan sur le corbillard Berliet VTB de 1924
(Collection de la Fondation Marius Berliet)

corbillard electrique VTB vue 3

Ce véhicule a appartenu aux services municipaux de la Ville de Villeurbanne.

Moteur électrique 39 volts alimenté en courant continu
Boîte 2 vitesses avant et 2 vitesses arrière commandées par inverseur
Transmission par engrenage et arbre intermédiaire
Freins mécaniques à tambours
Pont arrière type banjo
Accumulateurs à éléments plomb d’un poids de 450 kg
Poids du châssis nu : 1 200 kg
Poids du véhicule en charge : 1 900 kg
Autonomie moyenne en charge : 40 km
Vitesse maximum : 22 km/h

 

 
 
 
 

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