Titan : le colosse de la semi-remorque.
Les origines de Titan
Entre 1925 et 1929 les Frères Sulitzer, installés à Villefranche sur Saône, sortent leurs premières remorques et semi-remorques baptisées Titan. Construits sur châssis emboutis et chaussés des roues à bandages pleins montés sur « silentbloc », les modèles sont très vites équipés de pneumatiques et pourvus de freins efficaces.
En 1932, la part de la semi-remorque ne représente encore que 15% des fabrications de l’entreprise mais les fondateurs de Titan croient en l’avenir de ce type de matériel. Face aux problèmes posés par la diversité des marchandises à transporter, Titan perfectionne et innove : assemblage par soudure électrique, demi-essieux oscillants, balanciers et ressorts dissymétriques, attelage automatique, etc.
A la fin des années 30, les Ets Sulitzer – Titan, proposent une grande variété de remorques et containers adaptables aux tracteurs Berliet, Citroën, Renault, Bernard etc. (Ci-dessous : un extrait de publicité Berliet-Titan estimé à 1937).
Les années d’après-guerre
En 1948, le marché des tracteurs routiers est encore marginal. Près de 40 000 semi-remorques laissées par l’armée américaine amorcent le développement de ce système qui connaît une forte impulsion à partir de 1954, lorsque le Code de la Route autorise la longueur de l’ensemble à 14 mètres et le poids total roulant maximum à 35 tonnes.
Les avantages de la semi remorque :
→ A puissance égale, un tracteur peut trainer trois fois la charge d’un porteur.
→ Le même tracteur peut tirer indifféremment plusieurs types de semi-remorques.
→ Un tracteur, sa semi-remorque et un chauffeur, font le travail de deux chauffeurs et deux camions porteurs de charge utile équivalente.
→ Un véhicule articulé peut évoluer dans un espace plus réduit.
→ Possibilité de transport par navette, pour optimiser le travail du chauffeur.
→ En cas de panne ou d’accident survenant au tracteur, on le remplace sans avoir à transborder la marchandise.
Du coté de Titan, l’accent est mis sur la sécurité et la légèreté : châssis en duralumin (alliage à base d’aluminium à la fois léger et résistant), suspensions à dispositifs isostatiques et flexibilité variable, servofreins progressifs et puissants.
Dans les années 50, après fusion avec le groupe Frangeco, l’entreprise « Véhicules industriels Titan » dispose d’un large réseau de succursales et de plusieurs unités de production (Maubeuge, Villefranche s/Saône, Marly-les-Valenciennes). A partir de 1955, grâce notamment aux progrès techniques et aux nouvelles législations des transports, les immatriculations des véhicules à semi-remorques en France vont augmenter de 10 à 25% par an. Quant à Titan, véritable pionnier en la matière, il fête la mise en route de son 20 000e véhicule le 20 juin 1963.
Les photos suivantes sont extraites d’un fonds de clichés de Titan (1930-1960)
Berliet


