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Fondation de l'Automobile Marius Berliet

Les beaux « six roues » : saga en images !

Nous sommes au début des années 30 : la vitesse des camions a doublé grâce aux pneumatiques, les progrès en matière de motorisation se confirment. Le transport routier se développe rapidement. Pour répondre à la demande, les constructeurs proposent des véhicules à fort tonnage, au châssis rallongé et équipé de deux essieux à l’arrière. Ce sont les fameux « six roues », atteignant 12, voire 15 m de long.

Berliet GPEF de 1933. La cabine peut être aménagée en couchette pour les longues distances. Le fourgon tire une remorque, appelée « belle-mère » par les conducteurs.

Parmi les modèles remarquables, citons aussi le 6 roues Latil type V3Y10, dont le moteur 8 cylindres en V est de plus faible encombrement qu’un 6 cylindres en lignes. Une publicité de l’époque assure que son capot n’est pas plus long que celui d’un camion 4 cylindres et qu’il est deux fois plus puissant :

D’autres marques sortent également d’impressionnants véhicules, adoptés notamment par les sociétés de déménagement et de « transport rapide » (Willème) ou encore par les « pinardiers » pour transport du vin en vrac (Unic).

Paris-Marseille en 21 heures !

A cette époque, les autoroutes n’existent pas : les « Nationales » étroites, souvent bordées de platanes, traversent la moindre localité. Entre villes, villages et chaussées médiocres, la vitesse moyenne du camion dépasse difficilement 38 km/h. Ces performances paraissent peu élevées aujourd’hui mais en 1934 elles constituent une évolution notable, contribuant aux progrès de l’économie de l’entre-deux guerres.